De manière très calculée [et qui n'a trompé personne], l’Inspectrice d'Académie du Finistère a publié son projet de carte
scolaire pour la rentrée 2011 le surlendemain des élections cantonales alors que chaque année, il est connu juste avant le départ en vacances de février. Ce décalage dans le calendrier était stratégique, mais les électeurs qui se sont exprimés ont fait valoir leur désir de changement.
Notre département va perdre cette année 40 postes d’enseignants. Cette réduction des moyens est une erreur majeure. Il en ressort essentiellement que le
gouvernement affiche là sa volonté de réduire l’accueil des enfants de deux à trois ans en maternelle. L’objectif d’économies par la réduction à tout prix du nombre de fonctionnaires va mettre à
mal le service public d’éducation. A Guipavas au contraire, nous favorisons l'accueil des tout-petits, en y mettant les moyens : un agent territorial spécialisé des écoles maternelles par classe,
une nouvelle école pour le quartier du Douvez, etc.
Avec la réduction annoncé du nombre d'enseignants, la relation entre la scolarisation précoce et les excellents résultats des élèves bretons dont notre
région pouvait jusqu’à aujourd’hui et à juste titre s’enorgueillir, va inévitablement faire baisser dans le futur le taux de réussite au Bac.
Est-ce de cette façon que l’on peut estimer préparer l’avenir de notre jeunesse si on impose des effectifs par classe qui s’alourdissent d’année en
année à tous les niveaux d’enseignement ? On peut fortement en douter. Les multiples acteurs de l’école devront encore se mobiliser pour défendre des situations difficiles. Comment en effet faire
plus pour les enfants, avec moins d’encadrants ? Difficile équation.
Plus largement, c'est la fonction publique dans son ensemble qui est soumise à une cure d'austérité.
Que dire des moyens dans la fonction publique hospitalière ? Dans beaucoup de petits hôpitaux publics de proximité, l'égalité de tous les citoyens
devant les risques liés à la santé est mise à mal par la fermeture de lits et la diminution des crédits de fonctionnement.
La justice n'a pas été épargnée par les fermetures de nombreux tribunaux et le regroupement des services ces derniers mois ont occasionné d'énormes
frais, alors que le but soi-disant recherché était de faire des économies.... sur le dos des justiciables qui doivent à présent assurer eux-mêmes leurs déplacements vers des villes éloignées de
leurs lieux de vie.
Des casernes ont été fermées ou regroupées. Gendarmerie et police ont aussi vu leurs effectifs réduits ces dernières années.
Quand on ferme des écoles et qu'on ouvre des prisons, ne marche-t-on pas sur la tête ?




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