La presse se fait écho d'un débat instauré à propos d'un match de foot
en DSR Guipavas/Plouguerneau annulé le 11 novembre dernier pour cause d'intempérie.
Il s'agit tout d'abord de l'argent public mais ensuite d'un problème d'éthique.
Comment en effet, accepter qu'une organisation sportive, quelle qu'elle soit, puisse se plaindre que les dirigeants des organes sportifs n'aient pas voix au chapitre et que les municipalités décident de tout.
Soyons clair. Il appartient en effet au maire, et seulement à lui, à veiller à la bonne utilisation du bien collectif de la municipalité. C'est donc en toute responsabilité et avec les avis de personnes compétentes en la matière, que le maire décide de savoir s'il est opportun ou non de permettre à des gens d'utiliser les terrains de foot ou tout autre équipement collectif. A part sur l'aspect des normes, les instances de groupes sportifs n'ont rien à y redire.
La ville de Guipavas injecte environ 200 000 euros, chaque année, en faveur du football. Cette somme inclue les subventions, l'entretien des terrains, le renouvellement des équipement, etc... ce n'est pas rien. Un laisser aller, ne serait-ce qu'une journée, pourrait faire doubler cette somme parce qu'une pelouse aura été saccagée. Ce n'est évidemment pas acceptable.
Enfin, sur ce chapitre, il est clair qu'aucune organisation sportive, au moins à Guipavas n'a l'exclusivité de l'utilisation des équipements sportifs.
Sur la question de l'éthique, il y a de quoi s'étonner. Sans rentrer dans la critique des règlements intérieurs des associations sportives, on peut cependant s'étonner du comportement qui consiste à vouloir sanctionner un club alors que la décision de jouer ou non, dans ce cas ne leur appartenait pas. A moins qu'on ne cherche indirectement à « sanctionner » le maire de ses décisions ?
Quelle image donnons nous à la jeunesse en utilisant des procédés de victoires faciles face à un adversaire dans l'incapacité de se défendre ? Ne trouvons-nous pas dans cette attitude, les ferments des incivilités, voir pire que l'on rencontre sur les terrains de football ?
« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire »
Pour conclure, deux réflexions ;
La première tient en l'entretien des terrains. Si une organisation sportive veut prendre la maitrise des équipements sportifs, alors elle en devient propriétaire et en assume l'entretien. Ou alors, le maire pourrait exiger de la part des fédérations qui décident des matches, des assurances qui couvrent les dégâts éventuellement subits aux équipement avec état des lieux à l'appui... Bref toute formule qui garantisse les municipalités devant des détériorations du bien public par un tiers.
La seconde réflexion porte sur l'intérêt du sport pour notre municipalité. La confrontation sportive est utile pour mesurer les progrès des équipes. Mais l'essentiel tient dans l'esprit éducatif vis à vis de la jeunesse, l'esprit de cohésion sociale, l'envie de se retrouver ensemble pour un but et une passion partagée, la reconnaissance des bénévoles qui s'occupent gratuitement des jeunes, parfois même en sacrifiant une partie de leur revenus ou du temps de loisir... voilà le principal. Et l'on voudrait opposer à cette belle aventure des agissements imbéciles qui détériorent encore un peu l'image du football ? Navrant.
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