Petite conversation entendue lundi 28 mars au matin, à l’heure de la baguette : alors, vous êtes contents ? Mais au fait, c’était quoi ces élections
?
Il faut bien se rendre à l’évidence. Le scrutin de dimanche 27 mars a sonné le glas des élections
cantonales, sous leur forme actuelle tout au moins.
Quoi qu’on en dise, le véritable gagnant de ce scrutin uninominal à deux tours n’est ni la droite, ni le front national, ni… la gauche, mais
l’abstention. Plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé aux urnes, marquant ainsi un désintérêt inquiétant.
La réforme territoriale voulue par le gouvernement actuel, qui va remplacer dans trois ans les conseillers généraux et régionaux par des conseillers
territoriaux changera-t-elle la donne ? Pas si sûr !
S’il est certain qu’une réforme est nécessaire, encore fallait-il pousser la réflexion sur les modalités. Quelle circonscription ? Le canton ne
représente plus grand-chose aujourd’hui, surtout en milieu urbain. Quel mode de scrutin ? Une liste départementale serait sans doute plus efficace.
Et si déjà, on commençait par changer de nom à cette collectivité ? Conseil Général ne dit rien de ses compétences fonctionnelles, encore moins
géographiques. Pourquoi pas ne pas parler de conseil ou d’assemblée départementale, tout simplement ?




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